Entreprendre en coopérative

 

mains scop

Qu’est-ce qu’une Scop ? Une Scic ? Une CAE ?
Découvrez ces trois formes qui permettent d’entreprendre autrement !

Choisir de créer, d’adhérer ou de travailler dans une entreprise coopérative, c’est faire le choix d’un autre modèle d’entreprise, qui s’articule autour de valeurs fortes:
> pratiquer la démocratie économique
> considérer le profit comme un outil et non une finalité
> contribuer au développement local
> être indépendant, mais jamais seul
> transmettre un patrimoine collectif

Comment se traduisent ces principes concrètement ?

La Scop

Les salariés maître à bord de leur Scop

Une Scop, société coopérative de production, est une entreprise dont les salariés sont maîtres à bord et partagent équitablement le pouvoir, les décisions et les résultats. Ils détiennent au moins 51 % du capital social et 65 % des droits de vote.

Dans une Scop, les décisions en assemblée générale sont prises collectivement selon le principe
« 1 personne = 1 voix », indépendamment du capital détenu.

Le dirigeant bénéficie d’un statut de salarié et est élu par les salariés-associés :
il exerce alors ses fonctions comme dans toute autre entreprise.
Les bénéfices sont équitablement répartis en trois parts :
>> une part « travail » pour tous les salariés, le plus souvent, sous forme de participation et d’intéressement ;
>> une part « entreprise » sous forme de « réserves impartageables » entre les associés, qui permettent de consolider les fonds propres ;
>> une part « capital » pour les associés sous forme d’intérêts aux parts sociales (équivalent des dividendes dans les autres sociétés).

La Scic

Scic : le  principe du multi-sociétariat

Scic : le principe du multi-sociétariat

Une Scic, Société coopérative d’intérêt collectif, fonctionne avec des mécanismes coopératifs et participatifs similaires à ceux de la Scop, avec toutefois deux éléments distinctifs :

le multisociétariat, avec au moins trois catégories d’associés distinctes :
>> salariés/producteurs
>> bénéficiaires
>> et au moins une troisième catégorie à définir selon la réalité de la coopérative : clients, bénévoles, collectivités territoriales.

Les Scic s’inscrivent principalement dans des domaines d’activités d’utilité sociale tels que : la culture, la santé, l’environnement… Dans une Scic, ce sont 57,5 % minimum des bénéfices qui sont mise en réserves dites « impartageables ».

La CAE

Une coopérative d’activités et d’emploi permet à celles et ceux qui veulent entreprendre de tester la viabilité de leur projet en conciliant liberté et sécurité.

Elle propose :
>> un accompagnement aux porteurs de projet pour les aider dans l’autonomisation de leur activité (formation commerciale, comptabilité etc.) ;
>> un hébergement juridique et administratif : l’entrepreneur garde son autonomie d’activité et de marque, mais la coopérative assure la facturation et les prestations administratives liées à l’activité
>> une sécurité économique : il signe un CDI avec la CAE et dès son activité produit un chiffre d’affaires
>> un cadre collectif pour échanger avec les autres entrepreneurs.

A tout moment, l’entrepreneur peut choisir de développer son activité hors de la CAE ou d’y rester en tant qu’associé.
Les CAE fonctionnent sous statut Scop ou Scic.

 

Source : contenu pédagogique réalisé par le réseau des Scop

 

Dans le cadre des Rencontres Solidaires :

>> 12 novembre, 18h30 – rencontre/ débat à Chambéry « Entrepreneur/salarié au sein d’une coopérative : et si c’était fait pour vous ? »
>> 28 novembre, soirée info-festive à Chambéry : 10 bonnes raisons de créer ou reprendre en SCOP ou en SCIC.

Pour aller plus loin :

L’Union Régionale des Scop en Rhône-Alpes
www.cooperer.coop
Réseau Entreprendre Rhône-AlpesCopéa : association nationale des coopératives d’activité