Cultivez local ! Le nouveau film de l’Ardear Rhône-Alpes

CultiveZLocal

Que nous soyons consommateur ou paysan nous avons tous entendu parler de « circuits courts » ou de « consommer local ». Quelles réalités et quelles perspectives se cachent derrière ces appellations ? Ce film de 56 minutes nous emmène à la rencontre  des acteurs de ces « solutions locales ». Leurs expériences suscitent la réflexion et le dialogue sur les enjeux de la relocalisation alimentaire et des circuits courts. Et pourquoi pas, elles favoriseront peut-être de nouvelles initiatives !

Cultivez local ! a été coréalisé par Patrick Viron de l’association PIM’s, et l’ARDEAR Rhône-Alpes (Association Régionale de Développement de l’Emploi Agricole et Rural).

Le film sera projeté le jeudi 27 novembre à 20h30 au cinéma Renoir de Roanne, en avant-goût des Rencontres Solidaires en roannais qui auront lieu le samedi 29 novembre.

Bande annonce « CULTIVEZ LOCAL! » from PIMS association on Vimeo.

Un peu partout en Rhône-Alpes et en France, il existe des entreprises alimentaires locales qui n’ont pas pour but de faire du profit, mais de créer, à travers des produits de qualité et des démarches cohérentes, des emplois et du lien sur leur territoire. Cultivez Local ! nous emmène à la rencontre de 5 d’entres elles :

  • Mes Voisins de Paniers (Isère) :
    C’est une association de vingt fermes du nord du département de l’Isère. Elle a pour but de mettre à la disposition des consommateurs, sur chaque ferme, les produits issus de l’ensemble des fermes.
  • Le restaurant scolaire de Saint Martin-en-Haut (Rhône) :
    En 2009, l’équipe municipale décide de créer un restaurant tout neuf pour l’ensemble des établissements scolaires de la commune. Ce restaurant, il sera géré directement par la municipalité et approvisionné par les fermes des environs.
  • La Carline (Die, Drôme) :
    La Carline n’est pas qu’un magasin de produits biologiques. C’est aussi une structure coopérative co-gérée par différentes parties prenantes : les salariés, des paysans locaux et des consommateurs.
  • La Fromagerie Bio du Maine (Mayenne) :
    C’est une coopérative agricole regroupant 45 fermes laitières. Dès 1994, les paysans organisent la collecte de leur lait. En 2010, pour aller au bout de leur démarche, ils investissent dans une fromagerie et créent un fromage, l’Entrammes.
  • L’abattoir-découpe de La Mûre (Isère) :
    En 2000, l’abattoir de la Mûre est repris par des éleveurs. Ils décident alors d’en faire un outil au service de la vente directe : ils lui adjoignent une salle de découpe et de préparation des colis qu’ils peuvent ensuite vendre eux-mêmes.

 

Quelques questions à Patrick Viron, réalisateur :

Peux-tu te présenter en quelques mots?
Je suis réalisateur de films documentaires. J’ai choisi depuis longtemps de travailler sur des sujets de société : le milieu carcéral, l’illettrisme, l’insertion sociale, etc. Il y a deux ans, j’ai réalisé le film Terres d’Entraide, avec Solidarité Paysans. Ça a été une expérience très forte, une immersion dans l’accompagnement de familles en détresse. J’ai constaté que si les paysans maîtrisent assez bien leur outil de production, ils sont en revanche soumis à la loi du marché et à ses aléas, avec parfois des conséquences dramatiques.

Pourquoi as-tu accepté de faire ce film avec l’ARDEAR?
Les circuits courts et la relocalisation des échanges constituent une des voies possible pour sortir de la dépendance aux acheteurs. Il y a donc une continuité avec « Terres d’Entraide », c’est motivant. En plus, les gens qui sont engagés dans ces initiatives développent des valeurs humanistes fortes. Avec ce film, j’ai le sentiment de contribuer à un positionnement militant vers un changement de système de consommation.

Quels seraient pour toi les enjeux d’une relocalisation des échanges alimentaires ?
Le premier, c’est la possibilité par ces circuits de renouer un véritable pacte entre producteurs et consommateurs. C’est un enjeu de santé publique et plus largement de société. Il y a aussi des dimensions éthiques, humaines, écologiques auxquelles je suis attaché.

Comment on peut toucher les gens sur ce thème ?
Par l’exemple. On n’a pas forcément de démonstration scientifique, mais les exemples qui existent sont éloquents: dans ces circuits, il y a une connaissance mutuelle entre le producteur et le consommateur, l’acte de produire, puis, d’acheter fait sens.


Pour en savoir plus ou commander le DVD:
ARDEAR Rhône-Alpes
04 81 91 99 05
ardear.villecampagne@orange.fr

L’ARDEAR Rhône-Alpes est une association créée en 1985. Aux côtés de la Confédération Paysanne, elle participe à la mise en place d’une agriculture à taille humaine, une agriculture permettant de vivre du métier de paysan, dans un milieu rural vivant. Une agriculture respectant la nature, une «Agriculture Paysanne»